BIBLIOGRAPHIE

 

ANATOLE LE BRAZ

Fils d'un instituteur, Anatole Le Braz est né à Saint-Servais (Côtes d'Armor) en 1859. Son enfance se passa à Ploumilliau, dans l'école de son père. En dehors de la classe, tout jeune, il ne parlait guère que le breton avec ses camarades d'école.

Puis il fut interne au lycée de Saint-Brieuc qui porte aujourd'hui son nom. Mais, au moment des vacances, il retrouvait ce milieu paysan du Trégor auquel il était attaché.

Il fut d'abord professeur de philosophie au collège d'Etampes puis professeur de lettres au lycée de Quimper, où il eut pour élève le poète Max Jacob. Cette nouvelle affectation devait lui révéler sa vocation d'écrivain et de conteur.

Ses recueils les plus populaires sont Les Vieilles Histoires du pays breton, Le Sang de la Sirène, Les Contes du soleil et de la brume.

A Quimper, il devint le disciple de François Luzel pour la collecte des chansons populaires en breton, Soniou Breiz-Izel (1890). Avec Luzel, il s'initia aux méthodes d'enquêtes auprès des gens simples issus du peuple. Il réussit grâce à sa connaissance de la langue bretonne et parce qu'il se sentait d'emblée en accord avec les paysans et les marins.

C'est ainsi qu'il recueillit les récits de La Légende de la Mort chez les Bretons Armoricains, ouvrage de référence pour comprendre le fantastique breton. A partir de ses longues et patientes enquêtes en 1892, dans les Monts d'Arrée, il écrivit notamment Les Saints bretons d'après la tradition populaire, d'où sont tirés les mythes et la légende des Conjurés du Yeun Elez.

Anatole Le Braz est mort en 1926. La légende de Sainte Marine et des Glenan a été retrouvée dans ses papiers après sa mort, l'histoire lui en a été contée par René Allain, archiviste de Quimper.